Pour parents designers graphiques
HILARANT! Via swissmiss | Helveticaca.
C’est arrivé à 36 semaines pile. Je l’ai dit.
“Chu tannée!”
Après une longue journée passée à Télé-Québec, où nous avons enregistré une émission où j’étais particulièrement sollicitée (3 présentations, 4 sketches, 1 chanson), j’ai eu mon ras-le-bol. La poulette m’avait déformé la bédaine à grands coups de genoux dans les flancs et de de coudées dans le bassin de midi à 22h.
Ça va faire là! Donne-moi un break! Pu capable d’avoir une bibitte qui gigote non-stop avec mes organes! Mon corps ne m’appartient plus totalement… J’ai même souhaité accoucher pour me débarrasser de l’immense masse sous mon nombril qui m’empêche de bouger normalement.
Mon choix de bottes et souliers est maintenant déterminé par ma capacité à me chausser/déchausser dans un délai raisonnable et/ou sans grogner.
À 5′4, je pèse le même poids que mon chum de 6′3.
Le fait médical surprenant/freakant de la semaine: Mon “utérus en est maintenant à mille fois son volume normal.” AAAAAHHHH!

J’ai une fillette très active, ce qui me fait demander si je n’accoucherai pas d’une hyperactive… d’une sportive peut-être? d’une danseuse?
Les photos concepts impliquant un bébé et du spandex, c’est jamais bon.
Dans l’émission de la semaine dernière, on s’est payé (je me suis payé) la traite en écrivant de courtes vignettes sur la grossesse, les Moments Maman. Voici donc les 6 capsules humoristiques où les Moquettes ont toutes des bédaines! Voyez Catherine Trudeau (et oui, la fameuse Lyne-la-pas-fine) en hippie full naturelle, un quiz ploguant épisiotomie, méconium et placentophagie, puis Marie-Hélène qui crève ses eaux!
Samedi soir, nous sommes allés souper chez des amis, nouveaux parents depuis début janvier. Sylvain est photographe et Sandy est illustratrice et designer. On aime tous avoir ce genre de couple dans son entourage: plein de talent, d’humour et de joie de vivre. Ce qu’on aime encore plus, c’est quand ils partagent ta réalité de “pigistes avec bébé” ET qu’ils abordent la “parentalité” de la même façon que toi. Joie!
Nous avons donc passé une très belle soirée et je suis revenue à la maison avec une des créations de Sandy pour la poulette: un petit lapin!
En lisant son blogue, j’ai appris qu’elle travaillait sur un projet appelé Moon! and Sparrow, une ligne de vêtements pour bébé fait de coton bio imprimés de ses illustrations. J’ai hâte de voir ça! À suivre…
Hier après-midi, nous avons donné notre chatte bien-aimée, la tannante et affectueuse Tornade. C’était inévitable, nous l’avions reçue il y a quatre ans parce qu’elle était jalouse et agressive avec notre neveu Alexis, alors qu’il était un bébé tout neuf. Au lieu de se battre avec elle et de s’inquiéter, nous lui avons trouvé un nouveau foyer sans bébé et sans autre chat.
J’ai passé une bonne partie de l’avant-midi à la flatter en pleurant, elle qui ne se doutait pas de ce qui allait se passer. Quand Pénélope, une amie d’une amie d’une amie, s’est pointée à la porte, j’ai été soulagée: j’ai eu une bonne première impression. Une grande et belle fille, calme et douce. Je les ai présentées l’une à l’autre et Tornade s’est laissé flatter en ronronnant. Bon signe. J’ai rapatrié toutes ses choses et j’ai ouvert la porte de la cage. Tornade est allée s’y installer, curieuse. Je lui ai dit: “Bon, t’es prête à partir pour ta nouvelle maison”. Ensuite, on a rapidement descendu tout le grément. En 7 minutes, c’était réglé.
Lorsque j’ai fermé la porte, j’ai éclaté en sanglots. J’ai pleuré longtemps. J’écris et mes yeux se remplissent d’eau. La maison semble vide. Alors que nous revenions d’un souper chez des amis hier soir, elle n’était pas là pour nous accueillir à la porte. C’est un deuil assez difficile.
Justement, c’est déjà assez difficile et émotif comme ça, je suis tombée sur le cul quand j’ai reçu ce message sur Facebook, d’un inconnu nommé Kitty Devous (mon emphase):
Message from Tornade
Dear Marianne and Jonathan,
Yes, I’m Anglophone. It’s just one of the many things you might not know about me. I sense that keeping these secrets is actually working against me, so I’ve decided to break my silence.
I was very, very sad to come across this page and discover that you’re trying to get rid of me. I must admit, I can’t understand why. You yourself say I’m gorgeous and warm and cuddly and well behaved. We’ve been together for 4 years. I realize that I’m not perfect (even though I AM a cat!) and that I sometimes do things that upset you. But isn’t that how it is in a family?
You know, it hasn’t always been easy for me either. After all, you had me declawed — this means that it’s not just my nails that are gone, but the entire first part of each finger. It hurt a lot and I cried because I didn’t understand what I had done to deserve this punishment. And why you would love your sofa more than you loved me. Not having claws also means that I find it difficult to climb trees and feel unsafe because it’s much harder for me to protect myself.
But I got over it. And I love you.
Please, tell me why you no longer love me?
In your note you say it’s because you’re about to have a baby. Does this mean that you only have enough love in your heart for one other being in your life? Surely that’s not true. Everything I’ve heard and seen about human families suggests that the birth of a baby INCREASES your ability to love. It fills you with wonder and the knowledge that you’re part of something bigger…. a family…So why are you tearing ours apart? Why is it that you can love this new small person (who will make many, MANY more demands on your time and energy than I do) but not me? What does it say about your capacity for unconditional love if you get rid of me now? What will happen when your baby grows up and wants to get a cat? Will you tell him or her about how I was once a part of your family and you gave me away. For no fault of my own? If you had another baby and your first child acted jealous or upset, would you get rid of him too?
(…)
Please, it’s not too late. You can stop this. Just take down this page and we’ll pretend like it never happened.
Love,
Tornade.
WTF!?! Un freako défenseur des droits des félins qui ose prendre l’identité de ma chatte pour me faire sentir encore plus coupable?!? Si je trouve absurde qu’il fasse passer ma chatte pour une anglo (n’importe quoi!), je trouve ça carrément insultant de me faire dire que je n’aime plus ma chatte et que la donner mette en doute ma capacité à aimer. Pour qui est-ce qu’il se prend pour juger?
Je lui ai répondu avec incrédulité et moults détails. Il m’a redit que j’aurais dû lui donner une chance et il a appuyé ses propos avec un lien vers un site “New baby and your cat”. J’ai bloqué son profil. Asshole.
J’étais déjà à l’envers. Je le suis encore plus à cause de cet imbécile.
Il y a exactement une semaine, je suis allée visiter avec Jonathan le centre des naissances de l’hôpital où je vais accoucher, le Royal-Victoria. Faisant partie de grande famille des hôpitaux de l’université McGill, c’est un moton de vieilles bâtisses juchées sur le Mont-Royal et reliées entre elles par des passerelles. Un labyrinthe où le 8e étage du pavillon C est le 3e du pavillon F. La maison des fous dans les 12 travaux d’Astérix, quelqu’un?
Mais bon, après avoir vu mon médecin une demi-douzaine de fois, je commence à savoir le chemin.
Voici donc quelques faits saillants de cette visite instructive:
> Alors que c’est gratuit dans la plupart des hôpitaux, ça coûte 15$ par couple s’inscrire à la visite. On le fait via Bientôt Bébé, un programme de “childbirth education” au Royal-Vic.
> Un troupeau de madame enceintes avec leur conjoint, ça prend de la place en simonac dans un corridor d’urgence. Pis ça se déplace len-te-ment.
> Les chambres d’accouchement sont petites et vieilles, mais on a une belle vue sur la ville. Comme disait la technicienne à mon échographie de 20 semaines: “les murs tombent, mais l’équipement est super performant”. Indeed.
> Il y a un anesthésiste présent 24/24. Donc pas de situation “hon, y’a personne pour te donner la péridurale” ou “prend-la maintenant tandis que l’anesthésiste est là”. Aussi, c’est la maman qui décide du dosage et qui peut se geler au besoin en appuyant sur un bouton qui libère la drogue à la fréquence désirée (et contrôlée quand même).
> Y’a pas de bain, que des douches dans chaque chambre.
> J’ai hâte d’essayer le gaz hilarant.
> Le Royal-Vic est un des trois seuls hôpitaux à Montréal à avoir sa propre unité de soins intensifs pour nouveaux-nés. Les deux autres étant Ste-Justine et le Jewish. Rassurant.
> Les chambres post-partum sont aussi petites et vieilles. On a le choix de publiques (gratos), semi-privées (salle de bain partagée, entre 70$ et 82$) ou privées (entre 100$ et 165$). Selon mes prévisions (basées sur la salle d’attente de la clinique), je vais me ramasser avec une Indienne dans ma chambre publique et je serai la seule patiente à parler français sur l’étage.
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Jonathan et moi avions hâte de voir les installations, question de visualiser où nous vivrons un des moments les plus intenses de notre vie et se sentir un peu plus en confiance par rapport au processus de la chose. Et ça, ça valait amplement 15$.
À 5 semaines de ma date prévue, je me sens enfin détendue par rapport à l’accouchement. La peur a laissé sa place à un genre de résignation mêlée de confiance. J’ose même dire que j’ai hâte. Je suis capable de voir au-delà de l’épreuve pour apercevoir le résultat: une petite fille, notre petite fille.
J’ai le feeling que je vais accoucher avant le 30 mars…
OK, je suis prête à quitter mon lit double pour dormir dans cette superbe chambre d’enfants. C’est mignon, ça a de la gueule et c’est à mille lieux de Walt Disney.
Plusieurs personnes m’ont envoyé cette bande-annonce d’un film documentaire qui sort le 16 avril. J’adore.
J’ai eu une semaine pas mal occupée. En fait, depuis que février est arrivé, on dirait que tout accélère. Je sens l’entonnoir qui ramasse toutes mes activités et les concentre vers l’inévitable délivrance… J’ai beaucoup envie d’écrire, mais j’ai davantage envie de faire des siestes. Tant pis pour le blogue, une fille de 176 livres (!!) a ses priorités.
> L’appel à tous pour trouver une maison pour notre chatte est lancé.
> Nous avons eu un baby shower du tonnerre samedi. La famille et les amis proches étaient tous réunis au Dépanneur Café (là où Jon et moi nous sommes rencontrés). Les gars étaient de la partie, y’avait plein de bébés, c’était relax et amusant. Et on a été gâtés pourris!
> Notre appartement est en constant réaménagement depuis que nous avons vidé le bureau de Jonathan pour en faire la chambre de la poulette. Tant de choses à trier, donner, jeter… L’appartement est un bordel en constant mouvement. C’est un bon prétexte pour se départir du stock inutile qu’on garde sans trop se poser de questions. Jon et moi, on est bons là-dedans.
> Nous avons passé une satisfaisante, mais éreintante St-Valentin chez Ikea où nous avons acheté (et tout monté) des nouveaux meubles pour notre chambre. On a investi dans notre couple. Oh oui.
> Le statut Facebook de la semaine:
> Mardi soir, nous sommes allés visités le Centre des naissances de l’hôpital Royal-Victoria où je vais accoucher. C’est du concret ça madame, tellement que la nuit suivante, j’ai rêvé que j’accouchais. Plus de détails dans un prochain billet.
> Cette semaine, deux boutons ont poppé sur mon long manteau d’hiver. Étant donné que je n’avais pas le temps de les recoudre, j’ai pris mon autre manteau, un peu plus court. Et bien, le bouton du bas a poppé lui aussi! Trois poppages en une semaine, c’est quasiment humiliant.
> Mon nombril, quant à lui, n’a toujours pas poppé. Joie.
> En arrivant dans un ascenseur, je suis devenue le centre d’attention du petit groupe de gens qui s’y trouvait déjà. En 8 étages, ils ont tenté de deviner le sexe du bébé à grands coups de théorie de bédaine ronde vs pointue. Je suis un centre d’intérêt public maintenant.
> Nous allons magasiner des poussettes le weekend prochain. Tant de choix, si peu de temps.
> Thank god, le bébé a descendu donc je respire mieux. J’ai maintenant droit à des séances intenses de claquettes qui déforment mon ventre de façon alien-esque à chaque coup de talon.
> J’ai été me faire couper les cheveux. Ma coiffeuse, mère de deux fillettes m’a fortement conseillé de ne pas me couper le toupet et de le garder long: “Il va se placer beaucoup mieux. Crois-moi, des détails comme ça font la différence quand tu dors pas.” Sweet.
> Je finis de travailler dans trois semaines.
> Ouf.