La longue attente

| 0 Comments

Les dernières semaines ont été difficiles côté gestion du stress et lâcher prise. En fait, depuis que j’ai pogné le 8 semaines, je suis inquiète. On se rappelle que mon précédent foetus avait arrêté sa croissance à ce moment précis, alors que je n’avais aucun symptôme d’une fausse couche. Aujourd’hui, à 10 semaines et demie, tout semble se dérouler comme prévu mais je ne peux m’empêcher de penser « Ça veut rien dire ». Ça traîne dans le fond de ma tête et ça me mine. Je tente de me faire une raison en me disant que mes nausées n’ont jamais été aussi présentes, mais coudonc… Alors autant les maux de coeur que ces pensées me mettent tout à l’envers.

J’ai des meilleures journées où je vais bien, où je suis confiante. Je m’imagine davantage avec un enfant qu’il y deux ans. Je sais que c’est le cas aussi pour Jonathan. Je suis remplie d’espoir et je me dis que je peux avoir une belle grossesse avec un beau bébé en santé au bout de tout ça.

Mais le réalisme me revient toujours en pleine face. Je ne peux pas m’égarer des mes pensées de chambre de bébé ou de grosse bédaine sans que la raison poppe dans ma tête « Attends, tout peux arriver ». Je me protège d’une éventuelle déception. Et pendant que les jours et les semaines passent, je demeure un peu anxieuse et je prie à tous les soirs mon grand-papa et ma grand-maman de m’aider.

Je ne sais pas si c’est une chance, mais je suis très occupée de ces temps-ci et j’ai malgré tout peu de temps pour penser à tout ça. Je m’investis à fond dans notre émission de télé alors je remplis mon cerveau de textes niaiseux plutôt que d’interrogations. Je n’ose pas m’imaginer comment je serais sur les nerfs si j’avais du temps pour moi. Espérons tout de même que tout le stress amené par la préparation de ce show n’affectera pas trop notre nouvel humain en formation.

Rendez-vous chez le médecin le mardi 22 septembre. Je suis à la veille de compter les dodos.