Pourquoi fais-je un enfant?

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Dans La Presse du weekend dernier, il y avait un grand dossier qui posait la question « Pourquoi fait-on des enfants? » En le lisant, je me suis également interrogée: pourquoi j’en fais moi, des bébés?

Sincèrement, je ne sais pas trop. C’est plus ou moins conscient. Ça tient de l’instinct. En fait, c’est une évidence: je ne me vois pas sans enfant. D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours voulu avoir une famille, être mère. C’était tout naturel pour moi, c’est tout.

Sans pression sociale, sans devoir religieux, sans nécessité de perpétrer la race, c’est sûr qu’on fait des enfants pour soi. Pour combler sa vie, la réaliser, vivre quelque chose de plus grand que soi. C’est un peu égoïste, oui. Mais coudonc, y’a rien de mal là-dedans, non?

À chaque jour que je vois ma bédaine pousser, je suis émerveillée que l’amour que Jonathan et moi partageons puisse se matérialiser en un être humain. Faire un enfant pour immortaliser l’amour et pour qu’il grandisse encore plus, ça se peut-tu?

Tiens, une petite citation optimiste pour terminer:

«Avoir un enfant, c’est manifester un accord absolu avec l’homme, a écrit Milan Kundera. Si j’ai un enfant, c’est comme si je disais : je suis né, j’ai goûté à la vie et j’ai constaté qu’elle est si bonne qu’elle mérite d’être multipliée.»