Repos forcé, yoga et (peur de l’) accouchement

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Ma mésaventure de lipdub aura eu du bon en me mettant au repos forcé. Mon intention de ralentir et de prévoir mon « évacuation » de l’émission en cas d’accouchement prématuré a été concrétisée. Beaucoup plus vite que je pensais et d’une façon plutôt brutale, mais bon! C’est comme la pratique d’évacuation d’urgence qu’ils font dans les buildings, en prévision d’un incendie…

J’ai annulé ma session de cours de yoga prénataux. J’étais très déçue, mais ne sachant pas à quel moment je serai assez en forme pour pratiquer un sport, c’était plus sage. Au lieu de me faire rembourser, je me suis inscrite avec Jonathan à l’atelier de yoga prénatal de couple. J’ai bien hâte d’essayer ça. Jonathan avait l’air content de participer à l’activité!

Aussi, nous sommes allés à notre premier cours prénatal lundi passé. Nous étions une bonne quinzaine de couples et ça m’a fait tout drôle de voir autant de femmes enceintes à la même place, au même moment. Je pense que c’est la première fois que je voyais autant de bédaines d’un coup!

Étant donné que nous sommes au CLSC du Plateau, le cours était le même que celui auquel j’avais assisté avec Phébée en 2007, alors qu’elle était enceinte d’Arnaud. Je l’avais accompagnée en tant que future marraine. Même contenu, mais une expérience complètement différente d’il y a deux ans. Quand c’est toi qui porte le bébé, tu te sens pas mal plus impliquée… n’est-ce pas…

Le cours portait sur l’accouchement et ses différentes étapes. Tout allait bien jusqu’à ce que je vois les trois vidéos d’accouchement. Pourtant, je les avais déjà vus… C’est comme si je n’étais pas prête à aborder le sujet. Comme si je n’avais pas encore intégré cette partie de la job. Depuis quelques semaines, j’ai intégré le fait que je vais être mère pour toujours, j’accepte que ma vie va changer, je m’imagine très bien vivre avec un enfant. Mais j’étais pas encore rendue à l’accouchement.

Je suis ressortie de là un peu traumatisée. Je ne suis pas prête à avoir mal pendant plusieurs heures, à passer à travers cette épreuve. Là, c’est trop tôt. Je ne peux pas croire que je vais devoir faire ça. Mais bon, c’est pour ça que la grossesse dure 40 semaines: pour qu’à la fin tu sois assez tannée que ça ne te dérange plus d’endurer ce calvaire, tu veux juste que ça sorte!

Je vous tiens au courant de mon « apprivoisement » de l’accouchement. Il me reste techniquement un peu moins de trois mois pour y arriver…