La valise

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Jonathan a raconté l’anecdote toute la semaine avec un mélange de fascination et d’incompréhension.

Prête au combat, via Flickr

J’ai fait ma valise pour l’hôpital lundi soir. Le weekend précédent, nous avions eu 2 soupers de famille (un de mon bord, un du sien) où nous avons fait le plein de « on a vraiment hâte d’y voir la face » et « as-tu préparé telle affaire? » Dimanche en revenant chez nous, j’avais un courriel de mon amie Isabelle qui avait accouché la veille (yeah!), environ deux semaines avant sa date prévue (what?). Il n’en fallait pas plus pour que je me sente investie de la mission de paqueter mes affaires au plus maudit.

J’ai donc pris mes deux listes, celle de l’hôpital et celle de mes cours prénataux. Pis j’ai couraillé dans la maison pendant de longues heures à ramasser des items aussi déprimants que des super grosses serviettes sanitaires et des pyjamas que je porte depuis le cégep. J’ai aussi constaté que je n’avais aucune envie d’aller m’acheter des soutien-gorge d’allaitement, que ma robe de chambre est la chose la plus encombrante sur terre et qu’une trousse de toilette est la même que ce soit pour deux ou dix jours.

Jonathan m’a donc regardé errer en zombie alors que j’assemblais tout ça sans aucun plaisir. Je vous dit, j’ai pas eu de fun pantoute. Je me sens bien depuis que les bagages sont terminés et attendent dans l’entrée, mais le processus n’a créé aucune excitation. J’ai essayé de sonder mon inconscient à ce sujet… j’imagine que je suis un peu brusquée par tant de concret d’un coup.  Déstabilisée par le fait que je peux accoucher n’importe quand maintenant, que ça va me prendre par surprise un moment donné.

Ou c’est aussi simple que : c’est vraiment plus le fun mettre un maillot et des robes dans une valise que des joggings et des compresses d’allaitement.