Récemment, mon amie Sonya m’a suggéré un blogue de maman, un réel coup de coeur: Things Yelled Out in Public. La maman en question, c’est Allana Harkin. Elle en est au même point que moi dans sa grossesse (en retard de plusieurs jours) et c’est une auteure/comédienne d’humour. Son blogue est donc hilarant de sincérité et inutile de dire que je m’identifie big time à elle.

À lire: Damn You Rubber Invalid Ring
Damn you Rubber Invalid Ring. You purgatory of full ass recovery.
And then suddenly I was overcome with it all: Perineum sitz bath! Gigantic maxi pads that need to be frozen in witch hazel! laxatives! Metamucil! Espom Salts! Oh Good Lord Almighty – we’ve got another vagina buster on our hands.
Et là elle décrit qu’elle a acheté tout le kit énuméré plus haut en trois exemplaires pour les offrir en cadeau de baby shower: “Why not interrupt their maternal bliss with a little dose of reality?: Your ass is going to turn inside out. Have FUN!”
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Et coup de coeur pour ce récit d’accouchement “Poussez Madame, demain vous aurez oublié“, exposé sans détour par Léa, l’une des délicieuses moitié du blogue Le Journal. La douleur, l’accouchement naturel, la péridurale, le système de santé, l’expérience… sans bullshit, mais avec émotion.





Il y a 4 commentaires
Bonjour Marianne,
Je viens de lire le billet de “Poussez madame” et je comprends que tu as écrit le commentaire “je me garroche la tête la première en me disant que j’aurai l’accouchement que je dois avoir. Reste à savoir si je serai spectatrice ou une vraie guerrière un coup rendue au Viêt-Nam…”
Puis-je te donner à réflexion quelques petites choses. J’ai accouché une fois, il y a 10 mois, en 20h de travail, sans intervention médicale sinon un déclanchement par prostaglandine parce que je commençais à faire de la pré-éclampsie (ce qui veut dire que tu dois accoucher immédiatement. Là, là.). J’ai accouché à l’hôpital donc. Par les expériences contées par mes amies passées par là, j’avais choisi en début de grossesse d’aller avec une sage-femme. Elle était avec moi à l’hôpital, dans un rôle d’accompagnante puisque j’étais sous la responsabilité de l’hôpital vu ma condition “à risque”. En début de grossesse, j’étais tétanisée par l’accouchement, mais je savais que mon corps savait comment faire, et que j’allais faire les cours d’auto-hypnose aussi, sinon, je ne me serais pas lancée dans l’aventure au naturel. Est-ce qu’on monterait l’Éverest sans équipement et sans entraînement? Pour moi, accoucher naturellement n’a pas été “une chance” ou “un hasard”, ç’a été un choix, refait à chaque contraction, à chaque respiration. Et j’ai eu du soutien, nécessaire, pour passer au travers. C’est bien beau respirer, mais quelqu’un qui te fait les points de pression Bonapace, c’est aussi très efficace pour diminuer la douleur! Et quelqu’un pour t’encourager à respirer calmement, c’est aussi nécessaire quand on se sent submergée. J’avais aussi un plan de naissance (où tu dis tes désirs pour le déroulement du travail, qui est lu par les médecins et infirmières) et il a été respecté. En cela, l’hôpital a respecté mes désirs (chuchotements dans la pièce, lumières tamisées, ne jamais m’offrir d’épidurale, mettre le bébé sur mon ventre à sa sortir, couper le cordon seulement après qu’il ait fini de battre, etc) et j’ai eu l’accouchement que je souhaitais. Avec les expériences d’horreur que j’avais entendues, je me disais que je n’avais pas à gâcher un premier accouchement moi-même pour savoir ce que je voulais vivre vraiment. Bref, l’accouchement de ma fille a été le moment le plus difficile physiquement et psychologiquement de ma vie, mais une source de fierté et de force que je garde en moi et où je vais puiser souvent.
Maintenant, pour toi qui accouches bientôt, quelques idées: pourquoi ne pas appeler une accompagnante pour le déroulement de l’accouchement et peut-être quelques rencontres avant, selon le temps qu’il reste? Elles sont magnifiques, pertinentes, aidantes. Elles restent pendant tout le travail.
http://www.naissance.ca/trouver%20une%20accompagnante.html
(moi j’avais mon chum qui était bien préparé avec les cours à savoir quoi faire pour m’assister, ma cousine accompagnante depuis 15 ans, et ma sage-femme. Et il n’y avait personne de trop pour me soutenir)
Si l’option accompagnante ne te plaît pas, lis au moins les droits des femmes enceintes.
http://www.aspq.org/DL/Depliantdroitscouleur.pdf
Oui, tu peux manger et boire à l’hôpital!
Finalement, les deux seules choses que tu dois faire pendant le travail: être molle (détendre ta bouche, ton front, tes épaules, etc) et respirer lentement. Juste ça et tout ça.
Mes meilleurs voeux pour un accouchement dans le respect et selon tes désirs!
Mélanie
Bonjour Mélanie, tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de m’écrire ce long commentaire!
Ce que je perçois à travers les pistes de réflexion que tu me proposes, c’est que chacune choisit l’accouchement qui lui convient et qu’il faut se préparer à ce grand moment.
Pour ma part, j’ai choisi un médecin et le milieu hospitalier. Jusqu’à maintenant, j’en suis fort satisfaite. Je n’avais pas envie de sage-femme, de maison de naissance ou d’accompagnante pour mon premier accouchement. J’avais et j’ai toujours envie de vivre ça à deux avec mon chum. Introduire une autre personne dans notre “bulle” me rend inconfortable. Aussi, nous nous sommes préparés avec des cours de yoga prénataux en couple que Jonathan et moi avons beaucoup apprécié. J’ai aussi lu les droits des femmes enceintes plusieurs fois.
Comme tu vois, je me suis préparée, à ma façon. Ce que j’exprime en disant “si je serai spectatrice ou une vraie guerrière ” c’est qu’il y a une grande part d’inconnu, d’imprévu et de surprise dans un accouchement. Mes deux seules certitudes, c’est que ça fait mal et que j’aurai un bébé quand ce sera terminé. Autrement, n’ai jamais été soumise à cette douleur et je ne sais pas comment je réagirai dans cet état. Je me laisse le champ libre pour réagir avec mon instinct, pour vivre l’expérience à fond, pour ne pas la subordonner à une planification précise.
Paradoxalement, tu m’as convaincue que je devais faire un plan de naissance, question que le personnel médical connaisse et respecte certains trucs dont j’ai déjà discuté avec Jonathan. Le mien fera probablement trois lignes, parce que je n’ai aucune idée de ce que j’aurai envie. Vraiment. Je fouille à l’intérieur de moi et je suis incapable de préciser mes désirs. Ce que je ressens quand je visualise mon accouchement, c’est davantage une ouverture et une acceptation de tout mon être à un grand mystère (ouh! ça sonne spirituo-chrétien ça…)
Bref, je n’ai pas peur de l’accouchement et je n’ai pas peur de le scraper non plus. J’irai avec le flow, supportée par mon merveilleux mari. J’ai choisi de ne pas avoir d’attentes, comme ça, je ne serai pas déçue. Mais ça ne veut pas dire que suis prête à accepter n’importe quoi. C’est dans l’instant présent qu’on va trouver ce qu’on veut vraiment.
Bonjour Marianne,
Je pense à toi ces jours-ci… c’est fou, même si on ne se connait pas, lire un blogue de bedaine pendant qu’on a soi-même une bedaine, ça donne l’impression d’avoir côtoyé la personne!
Mon fils est né il y a presque trois semaines, quelques jours après “la” date. Je comprends tellement le mélange de hâte/angoisse… C’est comme être un enfant qui attend Noël, mais à qui personne ne peut dire quand ce sera!
J’ai aussi accouché à l’hôpital et je suis heureuse d’avoir eu un plan de naissance. Il y en a pas mal sur internet, je suis sûre que tu trouveras de quoi t’inspirer. Étrangement, je suis aussi heureuse de ne pas avoir eu d’accompagnante. Peut-être qu’elle nous aurait aidé, peut-être que mon chum ne savait pas toujours exactement quoi faire, mais l’intimité qu’on a eu compense largement.
Bonne chance avec l’accouchement! Effectivement, garder l’esprit ouvert est la plus belle des attitudes. Tu sauras quoi faire, pour toi et ta petite. Si c’est traverser le Viet-Nam à pieds et bien ce sera ça, pis si c’est avoir la péridurale pour dormir un peu et calmer la tempête, ben ce sera ça aussi. L’important, c’est que ce soit ton choix au moment où tu le feras. N’hésite jamais à demander au personnel hospitalier d’y réfléchir. C’est vraiment rare que ce soit aussi “urgent” qu’ils peuvent le laisser croire.
Rebonjour Marianne,
Félicitations pour ta préparation et ta réflexion. Tu as en toi tout ce qu’il faut pour vivre dans l’instant présent cette étape marquante! Avoir le mot “acceptation” en tête et dans le coeur, c’est ce qu’il faut. Dis oui à la douleur. Oui. Oui. Oui à la douleur qui me traverse pour donner la vie. Je sais que hors contexte, ça a l’air bien bizarre, mais tu vas voir. Un accouchement, c’est 50% physique (on ne le contrôle pas), 50% psychologique (ça, oui). Branche-toi sur ton cerveau reptilien, c’est lui qui sait accoucher.
Mes meilleurs voeux à toi et ton mari!
Mélanie