Je n’ai pas écrit depuis plusieurs jours, j’espère que vous me pardonnerez. En fait, je vis à fond le paradoxe du congé de maternité.

Photo: The U.S. National Archives
Je ne travaille pas, je fais des siestes, je prends des marches, je vois des amis, je vais manger de la crème glacée quand je veux. Je suis en congé. C’est super! Mais pour la fille qui travaillait 6 jours sur 7 jusqu’à 37 semaines de grossesse, c’est une sale adaptation.
Au début, j’ai capoté. L’écart était trop grand, ma nouvelle vie était trop plate. Moi qui rencontrait des “videttes”, faisait des niaiseries et était coiffée-maquillée-greyée à chaque semaine, et bien j’étais rendue à me trouver des commissions plus ou moins bidon pour sortir de chez nous.
Puis, j’ai eu une passe où je magasinais sans cesse. Masquer un déficit de sommeil par un look d’enfer, je vous le confirme, ça marche. Très exaltant, mais désastreux sur le budget.
Ensuite, j’ai abordé la situation différemment. Pourquoi ne pas prendre ce temps à la maison pour faire des projets personnels? Ouais! De la stimulation intellectuelle et de la réalisation de soi! J’ai donc pensé élaboré un plan machiavélique pour faire de ce blogue une source de revenus, pour travailler sur le conte pour enfants de mon amoureux, pour écrire un livre. C’est là que le “maternité” de congé de maternité est embarqué. Parce que même si, en théorie, j’ai plus de temps, ce temps est consacré à materner. Une fois que tu as allaité, changé de couches, diverti, sorti, calmé, endormi le bébé, tu peux espérer avoir un peu de temps pour toi. Un temps d’une durée très variable, rendant difficile l’accomplissement de tâches de longue haleine ou demandant beaucoup de concentration. C’est pourquoi ce temps de répit est souvent consacré à ramasser des cossins ou faire la vaisselle. C’est beaucoup moins frustrant d’interrompre son pliage de linge qu’un élan créatif. À la longue, être constamment freinée et ne rien accomplir peut devenir déprimant. Donc les projets personnels sont toujours là, mais ils mijotent sur le rond du fond (ma tête).
Constat: ma fille me force à être en congé, réellement. C’est un long cheminement pour la workaholique/fille-aux-1000-projets que je suis. Je dois accepter ce nouveau rythme et y trouver du plaisir. Réinventer la notion de congé parce que c’est conjugué avec maternité.
Je me suis tout de même trouvé un projet réalisable et agréable: lire tous les magazines et les livres que j’ai accumulé au fil des derniers mois. Mes séances d’allaitement ne sont plus les mêmes!





Il y a 2 commentaires
hello Marianne!
On se lache un ouac pour un diner bientot, je suis la porte a coté! 
je trouve ton blogue vraiment pertinent, je m’y attarde quand je vois tes posts via facebook. Je me reconnais (ca me rappelle des souvenirs!) Lorsqu’on est dans le feu de l’action et que le lendemain on se retrouve a la maison a faire du gaga gougou, disons que c’est une adaptation. Mais tantot tu vas te reveiller et tu vas devoir retourner travailler, alors profite
marjo
Moi j’ai vécu un sentiment de culpabilité au milieu de mon congé… non mais, je ne foutais rien! Du moins, selon mes standarts d’entrepreneure. Fiston m’a aidé à ralentir et à apprécier la succession de courts moments de bonheur qu’il me procure. Et puis maintenant, j’apprécie les moments de famille que nous avons, il «défusionne» un petit peu, donnant la chance à chéri de faire sa place de papa.
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