A pour Alice, pour Asthme et pour Ah ben viarge

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Wheezy, le pingouin à bout de souffle, dans Toy Story

Le titre dit tout: notre bébé fait de l’asthme infantile pis ça nous a donné un coup au moral.

Contexte: La semaine dernière, Alice respire difficilement à son réveil. Go go go à l’urgence de Ste-Justine. Jon et moi, on est un peu anxieux, on dirait un mauvais déjà vu. Encore une fois, ma petite haletante, qui sonne comme une porte mal graissée à chaque expiration, est passée en priorité. La pédiatre lui prescrit un traitement de Ventolin. Lors de sa bronchiolite, ça n’avait pas marché. Là, ça marche. Vraiment. On est soulagés, pas besoin d’hospitalisation. On retourne à la maison trois heures plus tard avec une prescription pour une pompe et un nouveau défi.

Vivre avec l’asthme.

On le sait que ça se fait, y’a plein de ressources, c’est connu, c’est répandu. Si ça se trouve, ça risque même de disparaître en vieillissant. Y’a de l’espoir et du support.

Mais tout de même, quelle adaptation. Encore. Mon niveau d’inquiétude maternelle « de base » a monté d’un cran. À ma liste habituelle de questions:
– Est-ce qu’elle a faim?
– Est-ce qu’elle a chaud/froid?
– Est-ce que sa couche est pleine?
– Est-ce qu’elle est fatiguée?
– Est-ce qu’elle s’ennuie?
J’ajoute celle-ci:
– Est-ce qu’elle respire bien?

Certains parents ont une réaction de colère lorsqu’ils apprennent que leur enfant a une maladie chronique. Ils sont fâchés contre la Vie, qu’elle leur donne un enfant avec un « défaut de fabrication ». Pas moi. Ce que je trouve difficile à accepter, c’est de savoir qu’elle est malade et qu’elle aura des crises parfois. Accepter qu’elle aura du mal à respirer, qu’elle aura mal.

Me semble que j’aurais attendu un peu avant de vivre le « elle aura mal ».