Avoir du succès comme maman entrepreneure

Un effet collatéral du congé de maternité, c’est le recul qu’on peut prendre par rapport à sa carrière. Ces mois de décrochage permettent de se questionner sur notre orientation professionnelle, chose qu’on ne prend pas habituellement le temps de faire quand on est “dedans”. Pour certaines, c’est la confirmation qu’elles sont à la bonne place, tandis que d’autres ont des révélations fracassantes. De plus, je ne sais pas si c’est les hormones, mais beaucoup beaucoup de mamans ont des envies d’entrepreneuriat pendant cette période. Et souvent, ce sont des idées qui ont rapport aux enfants ou à la maternité. Dans mon entourage, on m’a parlé de vêtements, de bavettes, d’émission pour enfants, de boutique, de magazine…

Peu importe si votre business voit le jour ou non, je voulais vous partager cette présentation de Paulina Podgorska, la fondatrice de SOS Sitter / SOS Garde. Elle était l’invitée du Girl Geek Dinner de janvier 2011, intitulé Succeeding as a Momtrepreneur. Éclairant.

Petite parenthèse: que pensez-vous des néologismes comme “mamentrepreneure”, “mamanpreneure”, “momtrepreneur”, “mompreneur” ? Je veux ben croire qu’on nomme une nouvelle tendance lourde, mais j’ai un peu de misère avec ça. Les mots-valises… isch.

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Il y a 10 commentaires

  1. Publié le 01/02/2011 à 14:00 | Permalien

    J’étais une entrepreneure avant d’avoir un bébé et je le serai aussi après. Je ne m’appellerai pas “mamanpreneure” parce que j’ai eu un bébé. Je peut comprendre si notre projet de business est dans le domaine de l’enfance et s’adresse aux autres parents parce que ça peut apporter un capital de sympathie certain. Mais sinon, je ne voit pas l’utilité. Il y a énormément de personnes (pères inclus!) qui sont entrepreneurs et j’imagine mal que toutes ces personnes se nomment “parentpreneurs” à tour de bras.

    • Publié le 01/02/2011 à 20:14 | Permalien

      Je suis tellement d’accord. Oui!

  2. 4
    Publié le 01/02/2011 à 21:29 | Permalien

    Bonsoir Marianne, (bonsoir Luce!!) pour ma part j’ai également de la difficulté avec ces néologismes. La maternité nous prend ”tout” notre temps et pour ce qui en reste, nous voulons le consacrer à un métier qui nous fait vibrer et qui entre en concordance avec notre nouvelle réalité sans toutefois lier les deux. Ah le ”branding”.

  3. Publié le 01/02/2011 à 22:34 | Permalien

    Si c’est le branding… je m’assume à fond, je baigne dedans.
    J’utilise ardemment le terme de mamanpreneure en ce moment, c’est vrai. La source : un article d’un magasine qui a retenu mon attention. Autrement, j’aurais parlé de mère entrepreneure. Je crois que ce n’est pas tant le terme que le fait de se sentir bien dans ce rôle. @Lucie Beaulieu. Pour ma part, je ne cherche pas à y gagner de la sympathie… et puis, peut-être. L’entrepreneuriat, je ne suis pas tombée dedans. Je l’ai apprivoisé en même temps que ma grossesse. Je crois que des mères entrepreneures font de grandes choses et que leur travail méritent d’être souligné. Je ne parle pas nécessairement d’entrepreneures qui orientent leur activité sur le marché de la maternité ou du bébé (quoi qu’il y en a). J’ai eu la chance d’en rencontrer des modèles extraordinaires (en génie mécanique, développement de produits de restauration, développement durable) qui m’ont permis d’accepter ma grosse bedaine en réseautage, mon congé maternité écourté, mes horaires, les commentaires de l’entourage, etc.
    Et s’il faut des groupes pour les conjoints de mamanpreneures (pour le soutenir et s’entraider, car je sais combien ils se font brasser – idem pour les papapreneures), qu’ils se mobilisent.
    L’idée, c’est de s’entraider et de ne pas devenir fou dans cette société, à élever selon nos valeurs nos enfants et à se réaliser. Je ne sais pas si ça explique le mouvement…
    Pour ce qui est du vidéo, j’aurais vraiment apprécié le regarder mais le lien semble brisé.

  4. Publié le 02/02/2011 à 23:31 | Permalien

    Ouah, ces néologismes sont horribles !
    Je suis un peu irritée de ce nouveau besoin de toujours souligner la maternité dans les qualificatifs d’une femme. Avec le nombre d’enfants et leur sexe à l’appui.
    Je suis mère/maman quand je m’occupe de mon enfant. Je suis travailleuse autonome quand je fais mon travail. Mais je ne suis pas une meilleure travailleuse autonome dans mon domaine parce que je suis maman. Différente d’avant, oui. Je comprends beaucoup mieux un paquet de choses reliées à la maternité chez mes patientes. En fait, ça m’irrite autant que lorsqu’on les mères me demandaient : “Et toi, as-tu des enfants ?” et que devant la négative elles se faisaient un petit “tu peux pas comprendre” dans leur tête…

    • Marieve
      Publié le 05/02/2011 à 23:12 | Permalien

      Pourtant la maternité a un impact tellement positif sur la carrière. Gérer 3 enfants en bas âges est tellement plus difficile que de travailler avec des clients adultes. Attendre avec un enfants trop malade à l’urgence en panique ramène les pieds sur terre quand un deadline impossible apparaît au travail. je n’ai jamais autant performé au travail que depuis que je suis mère. JAMAIS. ça a TOUT changé.

      Puis, il est si vrai que sans enfants il y a beaucoup de phénomène de la réalité parentale qui demeure abstrait. Il est vrai qu’il est impossible de comprendre certaines choses sans les vivres… on peut entendre, mais pour comprendre il faut avoir senti, nous aussi… à mon humble avis…

      Depuis, c’est si féminin, si féministe d’être fière de sa maternité et d’être fière d’être une mère et une entrepreneur à la fois, de réussir, d’être plus qu’une mère compte tenu du fait qu’être mère c’est déjà énorme… Il est clair qu’on sent un volonté un peu envahissante d’exprimer sa maternité de tout bord tout côté. Par contre, il est aussi vrai qu’une fois mère on a l’impression qu’il faudrait que ça ne paraisse pas du tout pour être ”bonne”.

      Je ne suis pas fan du ”titre”, par contre je comprends l’importance qu’il peut avoir pour se définir… Je comprends l’importance d’un terme particulier pour mettre en valeur une situation particulière… Il manque peut-être juste un peu de recherche…

  5. Publié le 03/02/2011 à 21:09 | Permalien

    Je ne vois pas ce qu’il y d’irritant dans le fait de se donner un titre de “mamentrepreneure”. Trouvez-vous irritant qu’un ingénieur porte un bague sur son petit doigt?

    C’est rigolo je trouve! C’est comme un filtre qu’on applique à une liste: Maman + chef d’entreprise. Je suis membre du réseau des mamentrepreneures et bien contente de l’être. Comme n’importe quel réseau, des personnes qui vivent des choses similaires se regroupent pour échanger, discuter de leur expérience, s’échanger des conseils… rien de mal là-dedans non?

    Je me reconnais dans ce que tu as écrit Marianne: ingénieur civil avec maîtrise, 7 ans de pratique… et j’ai tout, mais alors tout lâché ça pour me partir en affaires. Le salaire n’est pas encore au rendez-vous, ni la stabilité d’emploi, ni le 35 heures semaine… mais ce que je fais, pour la première fois depuis longtemps, me passionne ;-)

  6. Publié le 09/02/2011 à 16:52 | Permalien

    Je reviens sur cet article après un bout de temps à avoir été juste “maman” et prise dans la vie de tous les jours. J’apprécie les commentaires de Roxanne, Marieve et Geneuviève qui m’ont fait réfléchir. C’est vrai que je ne connais pas les regroupements sous la bannière “mamanpreneure” ou “parentpreneur”. C’est sûr que si l’utilité englobe le sentiment de communauté et le partage, c’est très valable et valorisant. Moi ça ne me “parle” pas pour l’instant, mais qui sait! Et Roxanne, je parlais du capital de sympathie dans le sens tout à fait positif et “branding” du terme. ;-)

  7. Publié le 25/02/2011 à 09:34 | Permalien

    Génial cette échange! Je crois que ça a amené de belles réflexions… en commençant par moi.
    @Luce – Oui, le “capital de sympathie” et “branding” avait un sens tout à fait positif. Dans tout ce qu’on fait, on s’arrête très peu pour dire et mettre en lumière ce que l’on fait de bien collectivement.

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