Émotions extrêmes

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Mon dernier billet avec le vidéo de bébé qui fait des faces extrêmes m’a fait pensé aux photographies de Jill Greenberg et sa série End Times.

Datant de 2005, ces clichés traduisaient la colère et l’impuissance de la photographe face à réélection de Bush. Ça c’est le contexte. Dans les faits, les enfants se sont vus privés d’un jouet ou d’un bonbon afin d’immortaliser leur émotion brute, honnête, viscérale.

Je trouve que l’esthétisme super léché exacerbe la souffrance et nous force à arrêter et à ressentir quelque chose de puissant. On se replonge dans notre propre tristesse ou on est emplit de compassion. Ça me fait dire que brailler, en plus de faire du bien, ça peut être beau.

Mais si vous trouvez ça intolérable, allez voir sa série de portraits de singes. Magnifique.