L’angoisse de séparation

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Hola! Je ne vous boude pas, j’étais partie en vacances! Voici ce que j’ai écrit jeudi au début de la journée. Enjoy!

Je vous écrit ceci en tapochant tant bien que mal sur le iPad familial  (je sais, je fais pitié), en direct de l’aéroport (ben ben pitié), où j’attends mon vol pour San Francisco (oh si pitié, je mériterais un téléfilm biographique diffusé l’après-midi). Je vais rejoindre mon mari parti en voyage d’affaires au début de la semaine. Ce sera notre premier weekend en amoureux depuis la naissance d’Alice. En fait, ce sera la première fois que je ne dormirai pas dans le même lieu qu’elle. Et oui, nous avons partagé toutes nos nuits depuis un an, les bonnes comme les mauvaises, celles où je suis revenue saoule à quatre heures du matin comme celles où j’ai caillé devant la télé en début de soirée.

Au début de la semaine dernière, quand j’ai réalisé ce fait, j’ai eu un petit pincement en-dedans. Malgré le nombre de fois où j’ai souhaité partir loin, être toute seule ou seule avec mon chum, je vivais ma première angoisse de séparation. Force est de constater que je suis rendue addict à ma fille et que j’allais devoir me priver de ma dose quotidienne.

Je me suis tranquillement faite à l’idée de défusionner et j’ai profité des derniers jours avec le sentiment qu’il fallait que je fasse des réserves. Puis, tout a switché et je suis devenue folle comme de la marde. Des palmiers? L’océan Pacifique? Du vin californien? Mon mari? Hein! C’est ben trop vrai, le dude qui dort avec moi, c’est mon époux!

Parenthèse. De ces temps-ci, Jon enseigne deux soirs par semaine en plus de travailler temps plein. Disons que cette situation a favorisé la fusion avec l’enfant et exactement le contraire avec l’homme. Ces courtes vacances arrivent donc à point pour rétablir un semblant d’équilibre. Je dis bien « semblant » parce que avouons-le, le bébé a beau être le plus petit, la balance penche toujours de son bord.

Bref, hier, en faisant mes valises je ne tenais plus en place et encore ce matin je gambadais d’une pièce à l’autre. C’est quand ma mère est arrivée pour venir nous chercher que mon petit pincement est revenu. Il ne m’a pas quitté sur le chemin de l’aéroport même si Alice était de très bonne humeur. Quand je l’ai embrassée avant de partir, mon coeur est devenu très gros et mes yeux plein d’eau. Je me suis garrochée dans la grosse porte qui tourne pour ne pas pleurer.

Je ne me sens aucunement coupable d’aller tripper en Californie et je ne suis pas inquiète du tout. Alice est avec ma propre mère, tsé. Je sais aussi que j’ai grandement besoin de cette escapade avec mon chum. Malgré tout, ça m’a mis tout à l’envers. Maudit coeur de mère.

J’ai encore eu des relents émotionnels au cours des dernières heures, comme si mon corps purgeait mon attachement trop profond par de courts épisodes de montées larmoyantes. Pourtant, j’avais si hâte de lire mes revues tranquille et juste d’être seule avec mon moi-même…

Je suis certaine qu’en mettant les pieds en sol californien, ce petit pincement lancinant s’évaporera par magie. Je compte sur les palmiers pour me remettre sur le piton. Et sur le fait que j’aurai mon grand blond à moi tout seule pendant quatre jours. Menoum.

À suivre…