Voyager léger

| 1 Comment

Le temps de shnoutte que nous avons eu cette semaine (température ressentie -6? pluie de sloche? WTF?) m’a donné envie de me replonger des mes photos de San Francisco. Si vous vous rappelez bien, c’était notre premier weekend en amoureux depuis la naissance d’Alice. Nous avons eu une température idéale et un hôte merveilleux en la personne de l’ami Rémi. Il s’est chargé de nous faire voir les plus beaux spots tout en maintenant notre taux d’alcoolémie supérieur à « cocktail » pendant trois jours. Voici quelques photos de notre première journée, question de vous écoeurer un peu.

En sortant de chez Rémi

Nous avions loué une Mini décapotable pour aller à Napa. Voui voui. Et j'ai mis un fichu sur ma tête comme dans les films.

Rubicon Estate, le vignoble de Francis Ford Coppola.

Moi qui analyse l'aménagement paysager de Francis (Ford Coppola). Notez, je porte la camisole.

À la brasserie Lagunitas, on peut amener ses enfants!

Parlant d’enfant… J’avais le coeur gros quand je suis partie, mais toute ma tristesse s’est évaporée quand j’ai mis le pied en dehors de l’aéroport de San Francisco. Enfin arrivée, je n’étais plus seule en train de ruminer, enfin le fun allait commencer.

Et puis?

Évidemment, ce voyage m’a fait un bien immense. D’abord, au moral. Me promener en gougounes au soleil dans une belle ville où poussent les palmiers, juste ça, ça me met de bonne humeur. Et évidemment, mon couple a pu sortir de sa léthargie lui aussi et se donner des airs printaniers. Pour reprendre l’expression consacrée par Occupation Double (héhé!): il y a eu des rapprochements. Pas que nous étions très loin, mais le fait que Jonathan cumule une job à temps plein et une charge d’enseignement, ça fait en sorte qu’on se croise pas souvent. Statistiquement parlant, les probabilités de frencher en sont grandement affectées. On s’est tenus la main non-stop pendant 72 heures j’pense. De vrais jouvenceaux, je vous dis.

J’ai aussi beaucoup aimé me faire prendre en charge par notre G.O. Rémi. Une pause d’organisation et de gestion bien appréciée. J’ai pu décrocher de ma Germaine.

Mais ce qui m’a le plus marqué, c’est le fait d’avoir les mains libres. Pas de bébé dans les bras. Pas de poussette à manoeuvrer. Pas de sac surchargé de cossins « en cas où ».  Juste une p’tite sacoche avec le strict nécessaire. Je me sentais légère!

Léger est probablement le mot-clé de ce voyage: vêtements légers, responsabilités légères, coeur léger, coude léger, moeurs légères.

J’ai pensé à Alice souvent. Je me suis ennuyée la première journée et après, pu vraiment. Quand je voyais des enfants, je me disais « Oh! J’en ai une comme ça qui m’attend à la maison! » et j’étais heureuse. J’étais contente qu’elle existe et de savoir que j’allais la retrouver. Mais ce qui comptait à ce moment-là, c’était que Jon et moi, notre couple, existe et qu’on s’était retrouvés.