14 mois

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Je suis de retour dedans le blogue! Yep yep. Après deux bonnes semaines à me faire aller la féministe, je vous retrouve avec plaisir. Vous m’avez manqué, groupe.

Alors, quoi de neuf? Et bien comme vous le voyez ci-haut, Alice a maintenant 14 mois, elle est belle comme un coeur et elle se pogne la bédaine pour signifier qu’elle se considère comme le centre de l’univers et que c’est elle qui mène. Ou qu’elle a faim. Ou les deux. En tout cas, ce sont les deux pôles de sa vie présentement.

Alice est une petite fille qui sait ce qu’elle veut. C’est dans sa personnalité. On l’a remarqué très tôt, dès les premières semaines. Sauf que là, elle a tout le tonus nécessaire pour l’exprimer. Dans ses compétences nouvellement acquises, on trouve: crier très fort, dire « non-non-non », faire le bacon. Elle les pratique très souvent, étant donné que ce qu’elle veut, c’est sautiller debout sur une chaise ou se garrocher dans la rue. Réciproquement, voici mes compétences maternelles récentes: mettre des limites, dire « non-non-non » d’un ton ferme sans hausser la voix, immobiliser un enfant-bacon dans une poussette.

Elle marche depuis plusieurs semaines et son loisir préféré est de s’évader et de courir le monde… littéralement. Elle aime les gens. Les chiens aussi, mais beaucoup les gens. Donc elle galope les mains en l’air et en jacassant jusqu’à ce qu’elle croise quelqu’un. Là, elle stoppe net, lève la tête en fronçant son nez et dévisage le quelqu’un comme il faut. Souvent, elle sourit tout en s’agrippant à ma jambe. Ensuite, je me penche pour dire à Alice de dire « allo » en faisant aller sa main et la mienne. Puis, je réponds aux questions de l’étranger (« elle a 14 mois », « elle s’appelle Alice », « oui elle est grande pour son âge », « ahah, avec ces yeux-là, je peux pas la renier, ahah »). Puis je lui tire la main pour qu’on s’en aille parce que moi, les gens j’aime ça moyen.

S’il y a une chose que je ne pensais pas apprendre en devenant mère, c’est devenir sociable avec des étrangers. Ton enfant entre en interaction avec des gens random (exemple: une madame weird qui promène son perroquet au parc Laurier) et surtout les enfants de ces gens random. Moi qui était du genre plutôt sauvage, j’apprivoise le small talk et je distribue des sourires à tout vent. Mais vous ne me verrez pas parler de mon accouchement dans l’autobus. Non-non-non. À la limite, je pourrais popper ma cicatrice de césarienne sur le bord du carré de sable… 😉

Alice est photographiée devant une oeuvre de mon ami Jason Gillingham.