Procrastination estivale

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Je blogue moins. Pourtant, j’ai autant d’idées et l’inspiration est infinie. J’écris des billets complets dans ma tête pendant que je regarde Alice jouer au parc. Les phrases se forment toutes seules, je les répète pour bien les fixer dans mon esprit et je me promets de rédiger tout ça dès que bébé poulet dort. Puis l’heure de la sieste arrive, je me place derrière mon clavier puis… MEEEEEEH. Je fais la vache. Je procrastine. Je tourne autour du blogue…

> Je dresse ma (longue) liste de choses à amener en vacances.
> Je regarde mon fil de nouvelles Facebook. Puis Twitter. Puis encore Facebook.
> Je lis plein de blogues, mais surtout ceux avec des images.
> Je range des affaires.
> Je lave des choses.
> Je rattrape ma lecture de magazines, tenus en otage pendant le lock-out de Postes Canada.

[Parenthèse: Parlant de magazines: pu capable de voir le titre « Chauds, les maillots » dans tous les numéros de juillet de tous les magazines féminins depuis que je sais lire. Pour l’amour, on trouve autre chose. Et les qualificatifs avec « -issime » à la fin (glamourissime, chicissime, coolissime) ça me fait capoter. Vraiment. Je pense que j’aimerais mieux voir dix points d’exclamation que l’abus de ces superlatifs poche-issimes.]

Conclusion: l’été c’est fait pour niaiser.

Je n’ai plus l’urgence d’écrire comme aux premiers balbutiements de ma maternité. Accueillir un nouveau-né, c’est tellement extrême comme expérience, tous les parents débutants ont besoin d’un exutoire, que ce soit un blogue, d’autres parents ou un inconnu à la pharmacie. Pourtant, quinze mois plus tard, le rythme d’évolution, de découvertes et d’apprentissage de toute la famille est aussi foudroyant. En plus, les heures de sommeil consécutives sont plus nombreuses. Je devrais être pimpante pour bloguer à tous les jours. Mais j’ai moins besoin d’exprimer ma maternité. Je l’ai intégrée. C’est ma vie, tout le temps, depuis un bon bout de temps. Et selon moi, la routine qui s’installe, ça facilite bien des choses, mais ça favorise moins la créativité.

Motivation? Youhou?

Quand j’ai arrêté de travailler, je m’étais dit que mon blogue serait mon gym créatif. Écrire, c’est comme n’importe quel sport: il faut pratiquer pour être thight. Plus t’écris, moins ça prend de temps arriver à une version finale. Mais là, j’ai l’impression que je me suis laissée aller et que je traîne une culotte de cheval littéraire.

J’ai aussi une culotte de cheval, littéralement, mais ça c’est une autre histoire.