Papa punk

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Je suis tombée là-dessus tout à fait par hasard via Nightlife – hasard signifiant ici « regarder les photos de partys d’Halloween et juger les costumes sexys de la faune montréalaise ».

Pendant plus de deux ans, Karyn A. Gray a compilé les histoires de famille d’acteurs de la scène underground de Montréal et d’ailleurs. Son livre est intitulé Black Sheep (Mouton noir) et veut défaire des mythes tenaces en ce qui concerne les valeurs familiales (absentes ou déviantes) de ces gens en marge.

Tiré de l’article dans Nightlife:

Andrew W.K. recognizing the value of those tedious piano lessons his parents had signed him up for. Chromeo’s Dave 1 recalling how he’d sneak younger bro A-Trak into clubs through the back door at his shows. Melissa Auf der Mar championing her mother’s fiercely independent and bohemian spirit, remembering a 2nd year birthday spent in a remote Kenyan village. (…) From electro animal Plastik Patrik’s opera mother and graffiti artists Scien and Klor’s street savvy offspring to a pretty darn sappy Bloodshot Bill, Gray has pooled together a fascinating collection of stories and memorabilia that challenge the antiquated notion that having a few too many pieces of metal around the cheeks or barely an inch of unmarked skin on one’s arms somehow equates traumatic childhoods, broken homes or parental neglect.

Je trouve ça touchant. Puis important aussi. C’est pas parce que t’as des tatous et que tu cries dans un micro que t’aimes pas ta mère ou que tu peux pas t’occuper d’un bébé.

Jamie Siever

Ce beau livre m’a amenée sur la piste du documentaire The Other F-Word qui sort cette semaine à NY et LA. Le sujet: les papas punks. Comment passer de « fuck l’autorité!! » à la figure d’autorité par excellence, le père? C’est ça. Excellent sujet. Et excellent line-up aussi.

Hilarant et très attachant.