Maman au travail, c’est ben d’ouvrage!

| 15 Comments

Je travaille à temps plein depuis le début de janvier. J’ai repris la vie de pigiste et je pioche sur mon clavier à longueur de journée. Mais je le fais à partir de la maison. Une bénédiction si j’en crois le billet enflammé que mon amie Isabelle m’a envoyé la semaine dernière. Isa habite à Gatineau, nos filles ont un mois de différence et c’est surtout ma partner féministe. C’est nous qui avons lancé le blogue collectif Je suis féministe. Et elle, au début de janvier, ça faisait un an qu’elle était de retour au travail à temps plein.

Elle pensait publier son texte sur Je suis féministe, mais elle me l’a envoyé avant pour que je le lise (et que je lui réponde « OMG! Isa! Tellement! »). Je me suis dit qu’un rant pareil mériterait d’être partagé ici au nom de la sanité d’esprit. Courage et solidarité les femmes.

Oui, le régime québécois d’assurance parentale est généreux et très apprécié. Mais on ne dit pas assez à quel point c’est après ce temps béni, quand on retourne au travail, que les choses se corsent.

Inspirée par ma lecture du moment, Just let me lie down : Necessary Terms For The Half-insane Working Mom, vous me permettrez une petite, excusez l’expression, montée de lait. Depuis un an maintenant que je suis de retour au travail, ma vie est rien de moins qu’un enfer! Et si j’utilise cette tribune, c’est dans l’espoir que d’autres mamans au travail m’entendent et qu’elles partagent mon désarroi (vos expériences et surtout vos trucs sont les bienvenus dans la section commentaires).

– Il est de notoriété publique que même un bébé d’un an qui fait ses nuits peut avoir à l’occasion un désir impérieux de passer la nuit debout, que ce soit à cause d’un rhume ou par pur sadisme. S’endormir en pleine réunion, même dans un milieu de travail compréhensif, ça fait désordre.

– Il est intéressant de noter que si certains matins, la routine se passe à merveille, c’est toujours le matin ou on est pressés que bébé refuse de a) s’habiller b) déjeuner c)mettre la soutte d’hiver ou d) toutes ces réponses. Il est également inévitable que ce n’est qu’à la dernière seconde avant de sortir de la maison qu’on se rende compte que la couche doit être changée et que ce n’est qu’une fois habillé que bébé se verse son yogourt sur la tête.

– Une fois que la garderie appelle pour nous dire que bébé a vomi ou fait de la fièvre, même si on ne doit pas aller le chercher, c’en est fini de la productivité. Et comme les rhumes et les microbes sont légion dans les garderies, cela ampute en moyenne une journée par semaine de notre rendement professionnel.

– Parlant de microbes… han? Han? Vous m’avez compris. Je compte sur les trois doigts d’une main les jours ou je n’ai pas été malade cet hiver.

– Puis, quand l’interminable journée se termine enfin, c’est la course pour arriver à l’heure à la garderie. Arrivée 8 minutes en retard, la semaine dernière : amende de 40$. Oui, chers lecteurs, 5$ LA MINUTE! Monde cruel, va.

– Une fois à la maison, je m’aplatis d’épuisement dans le divan. Quoi, aller s’entraîner? Écrire un mémoire de maîtrise? Avoir une vie sociale? EN AVOIR UN 2E? Êtes-vous fou?