Laissez-moi lyrer

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J’avais commencé à écrire ce billet la semaine dernière alors que j’étais complètement dépassée et que j’avais une envie irrépressible de chialer.

Je suis pu capable des maudites maladies. Les rhumes, les gastros, les virus… bye bye les bobos, vous êtes venus fucker trop souvent nos systèmes immunitaires familiaux depuis le Jour de l’An.

Je viens de me relever de la pire gastro que j’ai eue de ma vie. Jonathan a eu le même virus en même temps, moins rentre dedans mais assez pour que nos mères se relaient pendant trois jours pour faire la routine du soir avec Alice.

Je croyais qu’on avait réussi à s’en sortir, mais Alice a pogné un autre rhume. Elle tousse comme une damnée depuis samedi.

Puis j’ai arrêté d’écrire parce que j’étais trop fatiguée. Nous sommes allées à la clinique quelques jours plus tard avec Alice. Elle a une bronchite.

Ces dernières semaines ont été particulièrement exigeantes côté santé. Et jouer au virus musical a sérieusement entamé mes forces physiques et mes réserves de pensée positive. Quand Alice a commencé à morver, je ne pouvais pas croire qu’on allait replonger dans cet interminable cauchemar de mauvaises nuits et d’inquiétude. Parce qu’un rhume de madame Poulet peut revirer en crise d’asthme, let’s go à Ste-Justine, dans le temps de l’dire.

J’étais prise dans un espèce de trou sombre où il n’y avait aucun espoir de rémission. La situation allait rester toujours pareille, celle qu’on avait connu au cours des dernières semaines: un jour de la marmotte de maladies, jusqu’à la fin des temps.

Et puis qui dit « maladie », dit « pas de garderie ». Elle est restée à la maison toute la semaine avec moi. Dix jours de suite à tenter de la divertir et la guérir alors que j’avais le moral dans les talons. J’ai envie de dire « une chance que je n’ai pas beaucoup de contrats ces temps-ci » parce que ça a facilité de beaucoup l’organisation de la dite semaine. Jonathan a été présent pour me permettre de faire quelques heures ici et là. Et il m’a supportée. S’il y a une chose de bon qui est arrivé dans tout ça, c’est que mon mari et moi on s’est beaucoup rapproché. Team Prairie-Bélisle vs Période pas l’fun.

Je n’ai pas compté le nombre de jours où j’ai dû « caller malade » depuis le début de 2012. Ce qui est sûr, c’est que ça dépasse largement les doigts de mes deux mains… peut-être même suis-je rendue à un deuxième set d’orteils.

Petite réflexion en passant: les parents qui font du 9 à 5 dans un bureau, comment vous faites?

Je constate que je ramène ça à moi, ma souffrance de petite mère égoïste. Comprenez bien que je suis extrêmement préoccupée par la santé de ma fille. Nos affaires n’ont d’ailleurs rien à voir avec ce que d’autres familles vivent. Vraiment.

Mais je ne peux pas nier que je suis à boutte. Lâchez-nous là! On a assez donné!