La grosse base

| 5 Comments

En m’installant devant mon ordinateur, j’avais comme le goût de vous parler d’une grande vérité de la vie de parent, d’un cliché que j’aurais su déconstruire avec humour et intelligence. J’avais de grandes ambitions, vous jaser de nos récentes démêlées de discipline avec Alice. Quel bon sujet, right? Mais tout ce dont j’ai été capable de faire, c’est scroller à l’infini mon fil de nouvelles Facebook. Et mettre deux brassées dans la laveuse pour essayer de me ressaisir.

Ça n’a eu pour effet que de me confirmer que je suis contente que mes « jours de buanderie » soient derrière moi. Je me suis imaginée tous les 25 sous nécessaires pour nettoyer nos vêtements d’une seule semaine. Et j’ai trouvé ça pesant.

Man, j’ai de la misère à penser. Aucun recul. Je suis complètement imbibée de routine.

J’ai parti mon blogue pour éventer mon trop plein de maternité, pour garder un certain équilibre dans ma vie réelle. Pour que Marianne subsiste en dehors de son rôle de mère. Ça marche pu pantoute. Oubliez ça. Avec deux jeunes enfants, pas moyen d’avoir des frontières étanches. En plus, professionnellement parlant, je chronique sur la famille. C’est le déluge. Marianne attend sur son radeau qu’on vienne la chercher un m’ment d’nné.

J’y fais des bye bye des fois pour lui dire que je ne l’oublie pas.

Fac mon espace mental est rempli à ras bord de tout ce qui compose la vie familiale. Un milliard de cossins tous plus concrets les uns que les autres. Faire à manger. Nettoyer. S’amuser. Se déplacer. Chicaner. Se laver. Consoler. S’habiller (on sait jamais comment). Se reposer (on sait jamais quand).

Fac philosopher… Mon cerveau dit: AAAAAAHAHAahhahahahah! Est bonne.

Qu’est-ce qu’il disait Maslow déjà? Besoins de base?