Il y a quelques années, Dallas Clayton décide de créer un livre pour son fils. Il rêve d’écrire des livres pour enfants, mais personne ne veut le publier. Tant pis, il fait tout lui-même: écriture, illustration, publication. Intitulé An Awesome Book!, c’est un plaidoyer pour cultiver son imagination et rêver sans limite.
Il met son livre en ligne et de fil en aiguille, les commandes affluent de partout autour du monde. Les ventes sont fracassantes. Un méga succès dans le monde de l’auto-publication. C’est un scénario digne de The Secret: “A little book about dreaming big” est imprimé en grosses lettres au début du livre. Tsé. N’en demeure pas moins que son album est de toute beauté, mais il est aussi fou fou. Voyez.
Pour remercier ses fans et inspirer encore plus d’enfants (et d’adultes), Clayton part en tournée avec son livre et va le lire partout aux États-Unis. Avec son organisation The Awesome World Foundation, il va dans les écoles, les bibliothèques et les festivals puis organise des happenings dignes de concerts rock pour promouvoir la lecture.
L’automne dernier, Dallas Clayton a signé un deal avec la maison d’édition Harper Collins et The Awesome Book!, épuisé depuis un bon bout de temps, a été réédité. Il est disponible depuis la fin du mois de mars. Et il a écrit d’autres livres, pour les petits, mais aussi pour les grands. Son blogue est des plus inspirants.
Sincèrement, ce genre d’histoire, ça me fait rêver. Celle du livre, mais aussi celle du gars. Complètement métaphysique ton affaire Dallas.

















En mouvement
Dominos à Philadelphie (par Jason Langheine)
Depuis que j’ai publié mon billet sur Dallas Clayton, il se passe quelque chose d’étrange chez moi. C’est comme si ça avait déclenché une réaction en chaîne. Je crois que ce n’est pas étranger au contexte social et politique particulièrement bouillant des dernières semaines. S’il y a une petite révolution qui se trame dans les rues, y’en a une qui fait son chemin dans ma tête aussi. J’y suis tellement dédiée que j’en oublie de bloguer. Scusez.
Il est question de rêver grand. De ne pas se contenter de ce qui ne nous contente pas. De changer les choses. Notre “printemps érable” me donne de la force et de l’espoir.
J’ai réfléchi à ce que je faisais pour gagner ma vie et à ce qui me rendait heureuse. Je fais mille et une choses, j’ai plusieurs intérêts et compétences qui me comblent… et m’éparpillent. Je souhaite concentrer mes activités, trouver une façon de rassembler tous les morceaux pour que mon travail soit plus payant, dans le sens créatif, engagé et personnel, mais aussi dans son sens propre et sonnant.
J’ai erré du côté de Kelly Rae Roberts et Beth Nicolls qui ont des histoires inspirantes (merci Sandy!). Je lis avec incrédulité The 4-Hour Work Week de Timothy Ferriss. Je discute avec mon mari entrepreneur. Premier constat: je dois sortir de ma zone de confort. Au lieu de réagir, je dois aller au devant. Je sens qu’une voie s’ouvre lentement et j’ai quelques idées pour me lancer.
Je vais donc me commettre ici: je veux écrire un livre à partir de ce blogue. Voilà. J’ai pu le choix astheure!
Avez-vous eu ce genre de réflexion professionnelle autour de la trentaine? Est-ce que certaines d’entre vous avez “changé de carrière”?